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Quelles études pour devenir gendarme ? Diplômes et conditions

Études pour devenir gendarme : diplômes exigés voie par voie, GAV sans bac, concours SOG au niveau bac, officier à bac+5, Saint-Cyr et reconversion.

Gendarme en uniforme bleu ciel de dos lors d’un événement de recrutement et de formation militaire.

Quelles études pour devenir gendarme ? Diplômes et conditions

Faut-il avoir fait de grandes études pour rejoindre la gendarmerie nationale ? La réponse courte est non. La gendarmerie recrute chaque année sur trois niveaux de diplôme très différents : sans aucun titre pour les gendarmes adjoints volontaires, à partir du bac pour les sous-officiers, et à bac+5 minimum pour les officiers. Autrement dit, que vous soyez en terminale, à l’université, en BTS ou même en reconversion professionnelle à 30 ans, il existe très probablement une voie d’entrée faite pour votre profil. Ce guide démêle les conditions de diplôme corps par corps, série par série, et répond aux questions que se posent les lycéens et les étudiants qui envisagent ce métier.

 

S'engager sans le bacLe gendarme adjoint volontaire s'engage sous contrat, sans condition de diplôme.

Corps / voie Niveau de diplôme requis Limite d’âge (indicative) Concours / recrutement
GAV APJA Aucun (CAP accepté) 17 – 26 ans Sélection sur dossier + épreuves
GAV EP CAP/BEP selon spécialité 17 – 26 ans Sélection sur dossier + épreuves
Sous-officier (SOG) Bac (toutes séries) 18 – 35 ans Concours national SOG
Corps soutien (CSTAGN) Bac à bac+2 selon emploi 18 – 35 ans Concours technique
Officier (externe) Bac+5 minimum 22 – 35 ans Concours officier / EOGN
Officier (Saint-Cyr) Bac (classes prépa) 17 – 22 ans Concours Saint-Cyr – option GM
Garde républicaine Bac (critères physiques spécifiques) 18 – 35 ans Concours GR

Note : les limites d’âge et conditions exactes peuvent varier

Devenir gendarme sans diplôme : la voie GAV

Véhicule de patrouille de la gendarmerie nationale en mission dans une rue, gyrophares bleus activés.
C’est la porte d’entrée la plus accessible de la gendarmerie nationale, et elle est souvent méconnue des jeunes en décrochage scolaire ou sans projet défini : le statut de gendarme adjoint volontaire (GAV) ne requiert aucun diplôme particulier. Aucun niveau scolaire minimal n’est exigé réglementairement pour la filière APJA ; certains emplois particuliers (EP) demandent un CAP ou BEP dans la spécialité concernée — mécanique, informatique, restauration, secrétariat — mais aucun bac n’est exigé.

Le GAV est un engagement volontaire sous contrat renouvelable, jusqu’à six ans maximum selon la gendarmerie nationale. Ce n’est pas un emploi précaire : c’est un vrai statut militaire, avec solde, couverture sociale des armées, logement en caserne et formation opérationnelle complète. Et surtout, c’est une rampe de lancement vers le corps des sous-officiers : après un an de service, le GAV peut se présenter au deuxième concours SOG, ouvert sans condition de diplôme.

Le GAV APJA : adjoint sur le terrain, pas de diplôme requis

Le GAV APJA (Agent de Police Judiciaire Adjoint) participe aux missions de terrain aux côtés des sous-officiers : patrouilles, surveillance, contrôles routiers, interventions, maintien de l’ordre. C’est le profil GAV le plus recruté, et celui qui ressemble le plus au « cœur de métier » de gendarme.

Conditions d’accès en 2026 : être de nationalité française, avoir entre 17 et 26 ans à la date du dépôt de la candidature, être en règle au regard de la JDC et être déclaré apte par un médecin militaire. Aucun bac n’est exigé. Le recrutement est subordonné à une enquête administrative portant sur le comportement et la moralité, et non à la production d’un casier judiciaire vierge. La sélection repose sur des tests informatisés d’environ deux heures, puis sur un entretien et un questionnaire d’entretien

Le GAV EP : emploi particulier, expertise technique

Les GAV à emplois particuliers exercent des fonctions de soutien et d’appui technique — secrétariat, informatique, transport, aide-dresseur de chiens, restauration collective, gestion logistique et financière. Certains postes demandent un CAP ou BEP dans la filière correspondante, d’autres sont ouverts sans diplôme précis.

Cette voie est particulièrement adaptée aux jeunes titulaires d’un CAP technique, d’un BEP ou d’une formation en alternance, qui souhaitent mettre leurs compétences au service de la gendarmerie sans nécessairement vouloir exercer des missions de police judiciaire. L’aptitude est vérifiée par un médecin militaire ; en phase de sélection, les candidats au soutien ne passent qu’un inventaire de personnalité, sans épreuve sportive.

Pour tout savoir sur le quotidien, les missions et les conditions de ce statut, consultez notre guide complet du gendarme adjoint volontaire.

 

📋 À retenir — La voie GAV
• Aucun bac requis pour le GAV APJA : niveau troisième suffisant
• CAP/BEP exigé pour certaines spécialités GAV EP (mécanique, informatique, restauration…)
• Engagement d’un an renouvelable jusqu’à 5 ans, statut militaire à part entière
• Tremplin vers le corps des sous-officiers via le concours interne après 2 ans de service
• Limite d’âge : 17 à 26 ans environ
S'engager sans le bacLe gendarme adjoint volontaire s'engage sous contrat, sans condition de diplôme.

Devenir sous-officier : le bac comme seule condition de diplôme

Étudiants assis dans une salle de classe passant une épreuve écrite pour le concours de sous-officier.
La voie reine pour devenir gendarme à part entière, c’est le concours de sous-officier de gendarmerie (SOG). Il est ouvert à tout titulaire du baccalauréat — toutes séries confondues, sans distinction. Un bac général, un bac technologique ou un bac professionnel : les trois donnent accès au même concours, avec les mêmes épreuves pour tout le monde.

Le niveau bac est un plancher, pas un plafond. Des candidats titulaires d’une licence, d’un BTS ou même d’un master passent ce concours et l’intègrent très bien. Mais un bachelier fraîchement sorti du lycée, bien préparé, a tout à fait sa place. La gendarmerie ne cherche pas des diplômés à tout prix — elle cherche des candidats motivés, capables physiquement et cultivés.

Quels bacs sont les plus adaptés pour devenir sous-officier ?

Il n’existe pas de « bac idéal » pour la gendarmerie. Mais certaines filières préparent mieux que d’autres aux épreuves du concours SOG, qui reposent sur une composition de culture générale à l’admissibilité, puis sur un entretien avec le jury, une évaluation numérique et l’épreuve physique gendarmerie à l’admission.

Série de bac Atouts pour le concours SOG Points de vigilance
Bac général (toutes spécialités) Solide culture générale, rédaction, esprit de synthèse Épreuves sportives à préparer en parallèle
Bac ES / Sciences économiques Bonne culture juridique et sociale, raisonnement structuré Peut manquer de pratique physique intense
Bac L / Humanités littéraires Excellente maîtrise du français, aisance à l’écrit Sciences et logique moins travaillées
Bac S / Sciences générales Rigueur, logique, capacités analytiques Culture générale à étoffer
Bac technologique (STI2D, STMG…) Pragmatisme, profils techniques bien valorisés Culture générale à renforcer
Bac professionnel Valide l’accès au concours SOG, profils terrain appréciés Niveau rédactionnel à travailler

En pratique, les jurys du concours SOG valorisent avant tout la cohérence de la motivation et la capacité à s’exprimer clairement à l’oral comme à l’écrit. Un candidat titulaire d’un bac pro qui a effectué un stage en gendarmerie ou qui a une expérience associative engagée fera souvent meilleure impression qu’un bachelier général sans projet clair.

Les formations complémentaires qui font la différence

Si le bac est la seule condition de diplôme formellement exigée, certaines formations augmentent significativement les chances de réussite au concours et d’affectation dans des spécialités recherchées :

BTS ou licence en droit, sécurité intérieure ou carrières juridiques : très appréciés pour les candidats souhaitant obtenir rapidement la qualification d’Officier de Police Judiciaire (OPJ) après intégration.

Formations sportives de haut niveau (BPJEPS, STAPS) : donnent un avantage sur les épreuves physiques, nombreuses et sélectives. La gendarmerie valorise les sportifs de haut niveau, avec des aménagements possibles.

BTS ou licence en informatique, télécommunications ou cybersécurité : profils très recherchés pour les unités spécialisées (NTECH, cybercriminalité) et pour les postes de soutien technique et administratif (CSTAGN).

Permis de conduire (B, A, poids lourds) et brevets militaires : facilitent l’affectation dans des unités motorisées, des pelotons motocyclistes ou des unités de transport.

Formation en langues étrangères : un bon niveau en anglais, espagnol ou arabe est un atout pour les missions à l’étranger, dans les zones touristiques ou au sein de la garde républicaine.

Devenir officier de gendarmerie : bac+5 ou grande école

Façade de l'École Militaire à Paris avec le drapeau français flottant au-dessus du dôme.
Les officiers de gendarmerie constituent le corps d’encadrement supérieur : ils commandent les brigades, les escadrons, les groupements et les régions. Pour les atteindre par la voie directe, le niveau d’études requis est nettement plus élevé. Mais là encore, plusieurs chemins coexistent.

Le concours externe : bac+5 requis

Le concours d’officier externe est ouvert aux candidats titulaires d’un diplôme de niveau master (bac+5) ou d’un titre équivalent. Toutes les disciplines sont acceptées : droit, sciences politiques, histoire, management, ingénierie, médecine… La gendarmerie recrute des profils variés, à condition que le candidat soit capable d’encadrer des personnels, de gérer des procédures judiciaires complexes et de rendre compte à une chaîne hiérarchique.

Les épreuves d’admissibilité comprennent une composition de culture générale de 5 heures, une synthèse de dossier de 4 heures et une épreuve à option de 4 heures. L’admission repose sur un oral d’aptitude générale, un oral de défense et sécurité, une épreuve de langue étrangère et des épreuves sportives, complétés par un entretien avec un psychologue. La formation initiale a lieu à l’Académie militaire de la gendarmerie nationale (AMGN) à Melun, pour une durée de deux ans.

Les autres voies d’accès au corps des officiers

Le décret du 12 septembre 2008 portant statut des officiers de gendarmerie ouvre cinq voies d’accès, et aucune ne passe par l’École spéciale militaire de Saint-Cyr : le concours universitaire, le recrutement sur titres, le concours réservé aux fonctionnaires de catégorie A, le concours ouvert aux officiers des autres armées et le concours ouvert aux sous-officiers de gendarmerie. S’y ajoute, hors concours, la voie de l’officier sous contrat.

Le concours universitaire reste la voie principale : il est ouvert jusqu’à 27 ans au plus au 1er janvier de l’année du concours, aux titulaires d’un diplôme conférant le grade de master ou d’un titre de niveau 7 du RNCP, et il débouche sur deux ans de formation à l’AMGN. La carrière peut ensuite mener jusqu’aux plus hauts grades du corps, colonel puis général.

Il existe également une voie interne pour les sous-officiers expérimentés, dite officier semi-direct : le concours de l’article 6 s’adresse aux sous-officiers de 36 ans au plus comptant au moins six ans de service et titulaires d’une licence, tandis que l’article 8 vise les sous-officiers comptant de 10 à 18 ans de service, jusqu’à 50 ans. Cette voie permet d’accéder au corps des officiers sans master, ce qui en fait une véritable méritocratie militaire.

 

📋 À retenir — Les trois voies vers le grade d’officier
• Concours externe : bac+5 requis (toutes disciplines), formation à l’AMGN de Melun
• Voie Saint-Cyr : classes prépa après le bac, concours commun des écoles militaires
• Voie interne OAP/ORSA : accessible aux sous-officiers expérimentés, sans bac+5
• L’AMGN (Académie Militaire de la Gendarmerie Nationale, Melun) forme tous les officiers, quelle que soit leur voie d’entrée

La reconversion vers la gendarmerie : changer de cap après 25 ans

La gendarmerie n’est pas uniquement réservée aux jeunes sortant du lycée. Des reconversions professionnelles sont possibles, et même encouragées pour les profils qui apportent des compétences rares. Plusieurs cas de figure existent.

Un salarié du privé de 28 ans, titulaire d’un bac et d’une expérience en sécurité privée, peut se présenter au concours SOG tant qu’il respecte la limite d’âge (généralement 35 ans). Un militaire des autres armées (armée de terre, marine, armée de l’air) peut quant à lui bénéficier de passerelles spécifiques vers la gendarmerie, valorisant son ancienneté et ses qualifications militaires.

Le corps de soutien technique et administratif de la gendarmerie nationale (CSTAGN) recrute également des profils civils spécialisés — informaticiens, juristes, comptables, logisticiens — sur des postes techniques. Ces recrutements se font par concours ou sur titre, selon le grade visé.

Pour aller plus loin sur les conditions d’accès, les épreuves et le calendrier des concours, consultez notre guide complet pour devenir gendarme.

 

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Insigne de grade militaire à quatre étoiles dorées fixé sur l'épaulette d'un uniforme bleu de gendarme.

FAQ — Questions fréquentes sur les études pour devenir gendarme

Peut-on devenir gendarme sans bac ?

Oui, via le statut de gendarme adjoint volontaire (GAV APJA). Ce premier engagement ne requiert aucun baccalauréat, et aucun niveau scolaire minimal n’est exigé pour la filière terrain. Certains postes GAV EP demandent un CAP ou BEP dans une spécialité technique. En revanche, le concours de sous-officier de gendarmerie exige impérativement le bac.

 

Quel bac faut-il pour devenir gendarme sous-officier ?

Tous les bacs sont acceptés sans exception — général, technologique ou professionnel. La série n’entre pas en ligne de compte dans les conditions d’accès au concours SOG. C’est la note obtenue et la qualité du dossier qui comptent, pas la filière.

 

Faut-il avoir fait du droit pour devenir gendarme ?

Non. Des notions de droit pénal et de procédure sont utiles — et enseignées pendant la formation initiale à l’École de Gendarmerie — mais elles ne sont pas exigées à l’entrée. Des candidats issus de toutes filières (scientifique, littéraire, technique) réussissent le concours SOG chaque année.

 

Un étudiant en licence peut-il devenir gendarme sous-officier ?

Oui, et c’est même courant. Un étudiant en L3 droit, en LEA ou en STAPS peut se présenter au concours SOG. Avoir un niveau bac+3 ne le désavantage pas — au contraire, cela renforce souvent la qualité de ses écrits et sa maturité à l’oral. S’il vise le grade d’officier, il pourra également se présenter au concours externe après validation de son master (bac+5).

 

Peut-on intégrer la gendarmerie nationale après une carrière dans l’armée ?

Oui. Des passerelles existent entre les différentes armées et la gendarmerie, notamment via des concours réservés aux militaires en service ou aux anciens combattants. L’ancienneté et les qualifications acquises peuvent être partiellement reconnues. Les détails de ces voies sont à consulter directement sur lagendarmerierecrute.fr ou via le service de recrutement régional.

Sources

•  La Gendarmerie Recrute (site officiel) — Conditions, parcours, fiches métier

•  Gendarmerie nationale — Recrutement institutionnel

•  École spéciale militaire de Saint-Cyr — Concours et modalités d’admission

•  AMGN — Académie Militaire de la Gendarmerie Nationale

•  Légifrance — Décret n° 2008-952 du 12 septembre 2008 portant statut particulier des corps de sous-officiers de la gendarmerie nationale

•  Service interministériel des archives de France / Journal officiel — Conditions de recrutement des GAV

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